Dimanche 28 février 2010
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Le samedi 27 février, j'étais tranquillement en train de petit-déjeuner quand le proprio est arrivé. Il avait des réparations à faire dans l'appartement. Il m'a lancé :"Tu ne regardes pas les
infos? Il y a eu un séisme cette nuit au Chili !".
Le 27 février à 3h34 heure locale, le Chili a été secoué par un séisme de 8,8 sur l'échelle de Richter. L’épicentre de la secousse a été localisé à 35 kilomètres de profondeur et à 115 km au
nord-est de Concepción(*), la deuxième ville du Chili avec 200 000 habitants.
Quelques heures plus tard, on apprend qu'un tsunami a frappé la côte Pacifique du Chili.
Les chaînes de news à la télé diffusent en boucle les mêmes images : bâtiments effondrés, ponts en ruines, beaucoup de fumée et d'incendies. Le nombre de "morts et disparus" grimpe d'heure en heure
: 500 - 600 - 700...
Ayant moi-même de la famille au Chili (chez qui j'ai passé les vacances de Noël) je suis légèrement inquiet.
Après renseignement, le séisme a eu lieu à 400km de Santiago, la capitale, les dégâts devraient être moindres.
De plus, le Chili est réputé pour être un pays sismique, le gouvernement le sait, les constructions sont anti-sismiques, et peuvent résister à de forts tremblement de terre.
Les Chiliens sont aussi formés et préparés en cas de tremblement de terre : ils savent comment réagir à la moindre secousse, et certains ont un sac d'urgence, avec vivres et équipement de survie,
"au cas où".
Néanmoins, je sais que les réseaux de télécommunications sont parmis les premiers à tomber. Il est donc inutile de se jetter sur le téléphone, il faudra attendre d'avoir des nouvelles.
La ville de Concepcion a été assez durement touchée : de nombreux bâtiments ont été détruits, de même que les infrastructures (routes, ponts, téléphone, eau...).
Par-dessus le marché, un tsunami a frappé la côte du Chili peu de temps après le séisme. Des vagues de 8 à 10m ont englouti les petits villages de pêches côtiers, faisant grimper le nombre de
victimes.

Le lendemain, les secours commencent à s'organiser.
Après une longue hésitation, le gouvernement demande finalement le soutien de l'armée pour assurer la sécurité dans les villes, et éviter les pillages.
Poussés par la faim, les habitants n'ont pas hésité à piller les supermarchés pour se nourrir, et au passage certains se sont servis en téléviseurs et électroménager.
Un couvre-feu est décrété, pour éviter les débordements.
Mise à jour du 2 mars :
Un mail chargé de nouvelles poussiéreuses vient d'arriver du Chili.
Santiago a été relativement épargnée par le séisme, si on excepte la vaisselle qui a jailli hors des placards.
L'aéroport a été fermé durant 24h, et les vols redirigés vers Buenos Aires.
Le décompte des victimes a été revu à la baisse, une grande partie des "disparus" a été retrouvée. Il n'est plus "que" de 400 morts environs, victimes de crises cardiaques ou emportés par le
tsunami.
On ne peut s'empêcher de faire la comparaison avec Haïti :
- séisme de 8,8 => 400 morts en Chili
- séisme de 7,3 => 200 000 morts à Haïti
Ce qui prouve que la politique de prévention sismique au Chili a porté ses fruits.
Plus d'infos dans le très complet article de Wikipedia : http://es.wikipedia.org/wiki/Terremoto_de_Chile_de_2010
(*) Les chiffres sur la position exacte de l'épicentre diffèrent selon les sources, +/- 5km.