Dimanche 7 février 2010
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Un des nombreux avantages de partir en échange dans l'hémisphère Sud est l'inversion des saisons : l'hiver est en juillet-août, l'été est en janvier.
D'ailleurs, cela remet en question de nombreux concepts solidement établis dans la culture européenne : qui aurait imaginé passer Noël en short et T-shirt sous un soleil de plomb ?
Cette inversion apporte donc une source inépuisable de blagues et de provocation pour tous les amis qui sont restés "là-bas", en France, sous les mètres de neige et dans un froid polaire.
Exemple de conversation par messagerie instantanée :
Mykol : "Salut, comment ça va?"
Un français : "Salut, bien et toi?"
Mykol : "Bien bien. Je reviens dans 5 secondes, je vais aller ouvrir la fenêtre, je crève de chaud"
Un français :
insultes, cris, pleurs.
La météo en Argentine, dans la province de Cordoba est assez particulière. J'ai eu du mal à dégager une logique, une explication qui pourrait expliquer ce temps.
Il fait d'abord chaud, très chaud, plus de 30°C pendant 3-4 jours consécutifs. Le ciel argentin est parfaitement dégagé, il n'y a pas la moindre trace de nuage, juste un soleil éblouissant.
La température monte souvent à 35-36°C au plus fort de la journée, et est insupportable. Heureusement, elle redescend à un frais 29°C une fois le soleil couché.
Faire la sieste et rester chez soi volets fermés, ventilateur en mode "ouragan" est la seule manière d'échapper à cet enfer.
Puis, subitement, il pleut. Durant 2 jours, il pleut, beaucoup, avec de l'orage et des éclairs, une vraie tempête. Les rivières de la banlieue de Cordoba se remplissent, débordent et inondent la
campagne. La température dégringole également, jusqu'à 20-22°C ( = horriblement froid ), le ciel est couvert, gris, et lâche régulièrement des trombes d'eau.
Finalement on s'habitue à ce rythme : se balader en soirée durant la période chaude, et regarder des DivX pendant les jours de pluie.
Ci-dessous, un prélèvement de températures, environ un prélèvement par semaine durant 4 mois, pour montrer l'évolution.
En haut, la température en France, en bas, celle de Cordoba.
J'ai failli oublier : en Argentine, les hautes températures entraînent une forte utilisation des ventilateurs, climatisateurs et autres équipements d'air conditionné entre 12h et 16h. Par
conséquent, la demande d'électricité explose durant cette période la journée. Les installations électriques du pays sont donc incapables de soutenir une telle demande, et le gouvernement COUPE le
courant, plusieurs fois par jour, de 14h à 15h, et/ou de 19h à 20h quand les gens rentrent du travail.
On se retrouve donc sans électricité, dans une chaleur infernale, condamnés à transpirer dans nos petits appartements sombres et non ventilés. On comprend mieux la popularité de la sieste qui
permet d'échapper ne serait-ce qu'une petite heure à ce four à ciel ouvert.