Partager l'article ! Conseil n°4 : Vigilance constante: La prudence est de mise pour tout aventurier des temps modernes. Je ne suis pas en train de dire que tout ...
La prudence est de mise pour tout aventurier des temps modernes.
Je ne suis pas en train de dire que tout étranger se fera automatiquement couper la gorge dès sa sortie de l'aéroport, mais qu'il y a certaines règles de bon sens à respecter si on veut se
promener en Amérique Latine en toute sécurité. ( Les conseils sont bien évidemment transposables à tout autre continent. )
L'Amérique du Sud n'étant pas un pays forcément très riche, il y a logiquement une part de la population qui a compris que les touristes étaient une source de revenus non négligeables. Ils ont
donc développé tout un arsenal de technique pour arnaquer le touriste et lui extorquer ses euros ou ses dollars.
Ci-dessous des exemples d'aventures qui sont arrivées à des connaissances :
- le touriste marche dans la rue, son sac à dos derrière lui. Un voleur s'approche, le suit, ouvre discrètement une fermeture éclair et vide le sac.
Méthode rapide : un grand coup de cutter à travers le sac pour l'ouvrir plus facilement.
- le touriste se promène nonchalamment. Un premier voleur le bouscule violemment, pendant qu'un deuxième lui fait les poches.
- le touriste attend, son sac à ses pieds. Jouant sur le principe qu'ici en Argentine, toutes les clés se ressemblent (grandes, dorées, "old style"), un voleur fait diversion en jettant un
trousseau de clés aux pieds du touriste.
"Tiens, ce ne sont pas vos clés là par terre ?". Le touriste s'avance pour les récupérer, le sac disparaît !
La bonne attitude à avoir est la prudence, sans pour autant sombrer dans la paranoïa.
Le passage du "sac à dos" sur le ventre permet une meilleure protection, mais d'un autre coté montre sa peur. Quelqu'un avec son sac à dos sur le ventre a visiblement des choses à cacher...
Un sac en bandoulière, ou sur l'épaule est un bon compromis entre nonchalance et protection.
Dans la même série, ils ont développé toute une série d'arnaque pour extorquer de l'argent aux passants : vente de faux journaux, demande de subvention pour leur école d'art, sondage,vente de cailloux (???) ... la liste est longue.
Dans ce cas, un "no gracias" (= "non merci", en espagnol dans le texte) ferme mais poli est la solution diplomatique par excellence. Surtout, pas de "no thanks" en anglais, l'importun n'en sera que motivé de s'attaquer à un vrai touriste, un "gringo" 100% pur pigeon.
L'imagination des voleurs est sans limites, tout comme doit être la vigilance des touristes.
Pour ma part, j'utilise la technique dite du "caméléon" : me fondre dans la foule. Habillé tel un étudiant comme il y en a des milliers d'autres, le sac à dos négligemment jeté sur l'épaule, une pochette avec tous mes documents importants sur moi, un "no gracias" prêt à jaillir, j'ai ainsi pu parcourir le pays sans problèmes.
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