Lundi 15 mars 2010 1 15 /03 /Mars /2010 04:23

Je viens de réaliser que ça faisait plus de 6 mois que j'étais dans le pays. En fait, j'en prends conscience à chaque fois qu'on me demande "ça fait combien de temps que tu es ici?".

Le temps passe vraiment trop vite, j'ai bien fait de choisir un séjour d'1 an. Ces 6 derniers mois je n'ai fait que bosser, sans sorties, j'espère bien profiter un peu plus des 6 mois restants.

 

Home sweet home

 

Jusqu'ici, tout va bien. Je me sens chez moi à Cordoba. J'aime me promener dans le centre piéton, sans but particulier, juste "pour voir" et prendre l'air, regarder les gens, écouter les vendeurs ambulants, sentir vivre la ville autour de moi.

Je n'ai pas non plus de problèmes pour me promener seul la nuit à 4h du mat' : il y a toujours du monde dehors, quelle que soit l'heure ! La ville est vraiment dynamique.

 

Mon pilote automatique est bien configuré également. Je peux aller machinalement à la laverie, à la banque, faire des courses sans prêter attention au chemin, juste laisser mon esprit vagabonder dans la nature.

Je peux même me permettre le luxe d'écouter de la musique en chemin (genre un bon vieux rock'n roll pour me ressourcer). Bien évidemment, la musique m'isole du monde et m'empêche de profiter pleinement de ma balade, je ne le fais que rarement.

Je me repère aussi très facilement dans ces rues "à l'américaine" maintenant que mon territoire est bien établi.

Je recalcule instinctivement un nouveau parcours pour éviter

 

Bientôt bilingue ?

 

Coté langue, j'ai progressé.

Il  me praît bien loin le temps où je ne comprenais que 60% de ce que le prof racontait en classe.

Je me rends bien compte que la seule façon d'apprendre une langue, c'est de pratiquer. L'apprentissage "à la française", à coups d'étude de textes et d'exercice de grammaire est peut-être efficace tant qu'on reste dans une salle de classe, mais dans la vraie vie, c'est inutile.

 

J'avais moi-même de très bonnes notes en espagnol en classe à l'époque, et je me suis fait déchirer en arrivant en Argentine.

La rapidité d'élocution, l'accent, le vocabulaire, les nouvelles formules, le fait de commencer ses phrases par autre chose que "le personnage du texte..." (comme on le fait trop souvent en classe) demande une concentration hors du commun.

Le prof d'espagnol, dès notre arrivée, nous avait d'ailleurs conseillé de nous trouver une copine argentine, pour progresser plus rapidement ("ponerse de novio en Argentina", pour être exact). Il soutenait que le fait de parler, et surtout d'écouter parler espagnol nous aiderait à apprendre.

 

Le phénomène du film en VO

 

Un autre phénomène intéressant a pris fin ces derniers temps : en arrivant, j'avais parfois l'impression de regarder un film en VO.

Par exemple, en classe, confortablement installé sur ma chaise, la tête dans les nuages, j'écoutais le prof qui racontait une anecdote ou papotait avec les autres élèves. J'étais étrangement détaché du cours, en retrait. Le prof ne m'adressant pas la parole ( heureusement!), j'aurais aussi bien pu être chez moi, sur un canapé, devant la télé !

J'avais l'impression qu'à la fin du cours, j'allais me lever, sortir de la salle de classe et que la vie allait continuer, mais en français.

Malheureusement non, le film en VO continuait jusqu'à ce que je rentre chez moi et que je regarde les JT de 20h sur France2.fr, pour avoir ma dose de français de la journée.

 

Toujours dans le registre "langues" j'ai beaucoup travaillé pour passer d'une langue à l'autre, et parler indifféremment en franiaçs, anglais ou espagnol, même si ça me coûte cher en concentration. Cette capacité est très utile dans les soirées internationales, pour naviguer d'un groupe de français à des américains puis des mexicains.

 

Home sick ?

 

Dans un autre registre, on me demande souvent si la France me manque.

Et on est surpris de m'entendre répondre "non, pas vraiment". Bien sûr, je pense que je ne passerai pas ma vie en Argentine, j'ai hâte de retourner en France pour travailler, gagner des euros (prendre des cours de West Coast Swing) et visiter l'Europe. Mais ça ne me gênerait pas de travailler à l'étranger durant quelques temps, pendant que je suis encore jeune et mobile.

J'avoue que je n'ai jamais été très attaché aux valeurs familiales. Le fait d'avoir beaucoup déménagé durant mon enfance, et d'être parti étudier à Lyon y sont peut-être pour quelque chose.Je n'ai pas non plus de profondes racines ancrées dans le sol de la France, dans un village en particulier. Tout ce dont j'ai besoin pour me sentir chez moi, c'est un lit, un frigo, une prise électrique pour mon ordi et une connexion Internet.

 

Personnellement, j'ai toujours été "horrifié" d'apprendre que des anciens camarades de collège et de lycée, qui ont à peu près mon âge sont déjà fiancé/marié/casé/installé/avec un gosse (choisir une ou plusieurs options au choix).

Pour ma part je n'ai pas l'intention de me caser avant au moins 30 ans. Quand ce temps viendra j'acheterai une maison à la campagne, un break et un labrador.Je serai donc prêt à travailler jusqu'à la retraite.

 

 

C'est maintenant parti pour 6 autres mois riches en aventures toujours plus palpitantes !

Par Mykol - Publié dans : Moa
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Commentaires

Ca faisait plus de 20 longues années que j'étais en France, je peux bien passer un peu de temps à l'étranger.
Commentaire n°1 posté par Mykol le 03/04/2010 à 22h56
Et tu as deja prévu toute ta petite vie, si c'est pas merveilleux :D
Commentaire n°2 posté par Landrot Mathilde le 03/04/2010 à 20h04
Quoi ?! Tu ne rentres que dans 6 mois !! Holala mais en rentrant en France tu vas etre perdus (Si tu rentres)
Commentaire n°3 posté par Landrot Mathilde le 03/04/2010 à 20h01

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